MESSALINA – Acte 1, Le temple de priape

MESSALINA – Acte 1, Le temple de priape

MITTON Jean-Yves

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Ange
Format : 215*310 Reliure : Cartonné couleur 48 pages Référence : 019834

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Synopsis


Devenu dément, Caligula règne en tyran sur un empire au faîte de sa puissance. Il n’a pas de fils pour lui succéder. Après avoir fait nommer Consul son cheval Incitatus, il épouse sa propre sœur Drusilla dont il compte avoir un fils qui ainsi, dit-il, ne sortira pas de la famille. Avant de partir combattre en Germanie, pour rassurer le Sénat effrayé par ce lien consanguin et qui complote, pour apaiser la plèbe qui gronde, il désigne son vieil oncle Claudius comme son successeur au cas où la bataille lui serait fatale. Effectivement, ce vieillard (pour l’époque !) de 54 ans, ivrogne, épileptique, bègue et boiteux, a de quoi rassurer des romains lassés de la tyrannie de Caligula. C’est dans cette ambiance délétère que Messalina, jeune beauté brune aux yeux bleus, déjà provocante et sensuelle, fête ses 15 ans, l’âge officiel de la fin de sa nubilité. Débauchée comme tout Rome, sa mère Domitia Lepida la présente au temple de Priape afin qu’elle y soit dépucelée par le grand prêtre Mephileseth. De nombreux invités de marque copulent dans les jardins et dans les patios de ce lupanar de luxe, décorés de statues et de fresques représentant le dieu Priape affublé de son phallus démesuré et que chacun et chacune honore à sa façon. Parmi l’assistance, on peut reconnaître Agrippina, belle et assez grasse putain, maîtresse des ébats érotiques et ordonnatrice des rituels. Claudius est là, déjà dans son ombre, fidèle adepte du culte de Priape. C’est elle qui soumet et mène Messalina au-devant du grand prêtre comme on mène la chèvre au bouc. Avec cet étrange initiateur, le poison de la lubricité pénètre en elle désormais. Elle devine que par cette arme elle saura dominer quiconque. Ne lui manque plus que le poison du Pouvoir politique: sur les hommes, sur Rome et son vaste empire, et donc sur le monde entier. Les thermes du Forum sont le lieu propice pour se faire désirer, nue, par toute l’aristocratie romaine. Selon les recommandations de sa mère, avant de trouver des amants, il lui faut d’abord dénicher un riche et puissant époux ! Mais ce lupanar de luxe ne s’avère qu’être un asile de vieillards en manque de chair fraîche. Faute de dégoter un patricien fortuné, c’est par le jeune esclave gardien des thermes Caïus Silius qu’elle connaît son premier émoi consenti, sans savoir que ce bel athlète de 25 ans sera le seul véritable amour sincère de sa courte existence. Car outre sa fougue et sa beauté, Silius possède un autre attrait : celui de bien connaître Simon le Magicien et de l’introduire auprès de lui puisqu’il le sert la nuit au moment des orgies après la fermeture des thermes.